Trophées de la presse et de la communication du Gard 2026
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Caroline Pietri, Philippe Pietri, les parents d'Antoine Pietri
« On ne lâchera jamais notre fils » : cette phrase résume l’engagement de Caroline et Philippe Pietri, rencontrés chez eux, dans le bassin alésien. Publié le 13 juillet 2026 dans Le Réveil du Midi, cet article raconte les répercussions de l’incarcération de leur fils sur leur vie familiale. Lors de cet entretien, j’ai souhaité donner une place à ce que la chronologie judiciaire ne raconte pas : les silences, les mots difficiles à trouver, les mains qui tremblent et la culpabilité de poursuivre sa vie lorsqu’un proche est enfermé. Caroline, la mère, explique ainsi que certaines activités lui semblent devenues impossibles, simplement parce que son fils ne peut plus en profiter. L’émotion passe aussi par les détails du quotidien. Pour deux heures de parloir, il faut organiser une traversée en bateau, une nuit à l’hôtel et le trajet du retour. À la distance s’ajoute la douleur, racontée par sa mère, d’un père qui ne voit pas ses jeunes enfants grandir. Une phrase de leur fils accompagne les parents : « Soyez forts à l’extérieur si vous voulez que je sois fort à l’intérieur. » À travers leurs paroles, l’article donne à comprendre un amour parental confronté à l’absence et à l’impuissance. Il interroge la manière dont une famille tient debout, préserve ses liens et continue d’espérer. Cette approche sensible s’accompagne d’une distance journalistique : le texte rappelle la condamnation devenue définitive et attribue aux parents leur conviction d’une erreur judiciaire. Il permet au lecteur d’entendre leur souffrance sans lui demander de se prononcer sur la culpabilité de leur fils.
Réalisé auprès de Caroline et Philippe Pietri, installés dans le bassin alésien, cet article du Réveil du Midi raconte les répercussions d’une affaire judiciaire sur une famille gardoise.