La Lettre M change de formule, le point avec Hubert Vialatte, son rédacteur en chef

  La vie des médias

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La Lettre M, média économique régional vient de faire évoluer sa maquette. L’occasion de faire un point sur l’activité de ce média avec son rédacteur en chef Hubert Vialatte.

Hubert, présente-nous la Lettre M en quelques mots et chiffres ?
HV : La Lettre M a été créée en 1984.Il s’agit d‘un média économique régional diffusé exclusivement sur abonnement (pas de présence en kiosque). Nos abonnés disposent d’un accès print et digital (lalettrem.fr : infos en continu, agenda, base de données, accès à dix ans d’archives en ligne pour les abonnés). La Lettre M publie environ 100 informations par semaine (dans son édition papier du mardi et tous les jours sur le web). L’audience, constituée de décideurs économiques, est évaluée à 30 000 lecteurs par semaine. Il s’agit d’une PME indépendante basée à Montpellier, propriété des journalistes qui l’ont créée, le journal s’est implanté à Toulouse début 2015, pour anticiper la création de la région Occitanie (début 2016). A ce jour, La Lettre M emploie 15 salariés, dont 8 journalistes, avec un bureau à Montpellier (siège social), un bureau à Toulouse. Il est important de souligner que les produits sont unifiés. Il n’y a pas d’édition Toulouse ou d’édition Montpellier. L’abonné de Nîmes, Cahors, Alès, Perpignan, Toulouse ou Montpellier…, reçoit exactement la même information. C’est un parti-pris éditorial.

Plusieurs journalistes de la Lettre M sont passées par La Gazette de Nîmes ou de Montpellier. Quels sont les liens entre ces titres ?
Juridiquement ils sont distincts. Mais le fondateur et actuel dirigeant de ces titres (Pierre Serre, ndlr) est le même, ce qui peut expliquer certains mouvements.

La lettre hebdomadaire a été relooké dernièrement avec une plus importante mise en valeur des informations gardoises. Pourquoi ?
La création de la grande région a abouti, logiquement, à la désignation de Toulouse, siège mondial d’Airbus (premier site industriel de France) et 4e ville de France, comme capitale régionale. Nous observons des rapprochements entre Nîmes, Alès, Montpellier et Sète. Les présidents de ces agglomérations ou métropole (Yvan Lachaud, Max Roustan, Philippe Saurel, François Commeinhes) ont signé un accord-cadre fin 2016. Il leur faut coopérer pour que la partie est de l’Occitanie pèse, en termes d’attractivité, face à Toulouse. Les guerres de chapelles d’antan sont, d’un point de vue économique, révolues. D’où la création, en effet, de cette double page « Montpellier-Nîmes ». Voilà qui va à rebours du derby qui a tant fait parler !

En termes d’activités économique, le Gard se place comme le 3e département d’Occitanie. Qu’en est-il du lectorat gardois de la Lettre M ?
Identique : il est notre 3e foyer de lectorat ! Avec le recrutement de Stéphanie Roy, basée à Nîmes, nous comptons monter en puissance dans ce département, qui a de vrais atouts : touristiques, logistiques, industriels (nucléaire, énergies renouvelables, agroalimentaire, textile…), digitales…

Dans les autres régions françaises, il existe d’autres lettres du même type que la Lettre M (Bref en Auvergne-Rhône-Alpes, la Lettre Valloire en Tourraine…) comment se porte la presse économique spécialisée en région ?
Le fait d’être sur un marché de niche nous protège relativement de la crise que traverse la presse écrite. Notre lectorat est captif : près de 90 % de nos abonnés nous renouvellent leur confiance (les abonnements durent un an, au prix d’un euro par jour). La Lettre M, qui fête ses 35 ans en janvier 2019, jouit d’une bonne notoriété, comme en attestent les 900 décideurs qui ont assisté à nos derniers Masters, le 24 septembre, à Montpellier. Avec trois réussites gardoises primées : EAI Ingénierie à L’Ardoise, L’Arsoie à Sumène et S Group à Méjannes-les-Alès. Cela dit, nous nous remettons en question et ouvrons plusieurs chantiers : transformation digitale de l’entreprise (qui ira bien plus loin qu’un simple nouveau site web), et une forte diversification vers l’événementiel, avec la montée en puissance des formats Petits Déjs, dont les décideurs sont friands.

Propos recueillis pour le Club par Guillaume Mollaret (par ailleurs collaborateur de la Lettre M)

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