Festivals : Quand les photographes ne sont pas les bienvenus

  La vie des médias

Chaque été c’est le même refrain : les photographes professionnels sont limités dans l’exercice de leur métier par des organisateurs de spectacles et des managers manifestement peu sensibles au droit d’informer.

Dernier exemple en date ? Il est relaté par le journaliste Mathieu Lagouanère dans les colonnes de Midi Libre daté du 9 juillet 2019. pour le concert de ZZ Top aux arènes la semaine dernière.  Les photojournalistes devaient être présents aux arènes dès 19h30 alors que le groupe texan n’est monté sur scène qu’à 22h30. “Les consignes étaient claires, indiscutables, (sinon c’est dehors) : ils ont eu “60 secondes” pour bosser et depuis le fond de la fosse s’il vous plaît (…) avant de se faire raccompagner par un agent de sécurité”, rapporte notre confrère.

Ces pratiques sont évidemment inacceptables et ont cours dans de nombreux festivals (même s’il est vrai que d’ordinaire, les photographes professionnels sont tolérés (ô privilège) pour les trois premiers morceaux).

Pendant que les photographes pro étaient raccompagnés sous haute surveillance vers la sortie, les autres spectateurs eux, avaient tout loisir de photographier et  filmer l’ensemble du concert et de partager ces moments sur les réseaux sociaux. Deux poids, deux mesures.

Les photos ayant marqué l’histoire de la musique (Hendrix incendiant sa guitare, Paul Simonon du Clash cassant sa basse, Joe Cocker en sueur  sur la scène de Woodstock) ont rarement été prise avant le premier refrain…

Comprendra qui peut.

Le billet de Mathieu Lagouanère est à retrouver dans l’édition Midi Libre Nîmes du 9 juillet.

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