Une trentaine d’adhérents et non-adhérents du Club ont partagé ce matin au Prolé un temps d’échange avec 3 journalistes gardois, autour des dispositifs mis en place par les rédactions pour couvrir les élections municipales.
Emilie Bec, cheffe d’agence du Midi Libre Nîmes, Tony Selliez, rédacteur en chef d’ICI Gard Lozère et Thierry Allard, rédacteur en chef adjoint d’Objectif Gard ont, dans un premier temps, partagé les coulisses du travail des journalistes en période électorale, qui commence bien en amont par une course de fond : interviewer les candidats de toutes les listes, répondre aux sollicitations (parfois à toute heure), organiser des sondages et des tables rondes… Dans la dernière ligne droite avant la première période de réserve du premier tour, le marathon se court au rythme d’un sprint !
Les médias soumis au contrôle de l’ARCOM*, ce qui est le cas d’ICI Gard Lozère, doivent fournir un rapport quotidien sur le temps de parole accordé aux différents candidats et appliquer la règle de « l’équité » (et non de l’égalité). L’ensemble des rédactions respectent leur code de déontologie et accordent le même traitement des informations recueillies et des faits politiques, quelle que soit l’étiquette des candidats – dès lors que les échanges se déroulent dans le respect mutuel. L’objectif est d’éclairer l’électeur avec honnêteté.
Pour les élections municipales, les médias gardois bénéficient d’un dialogue déjà instauré avec la plupart des acteurs locaux et sont présents sur le terrain au travers, par exemple, des trois agences et de certains correspondants du Midi Libre. ICI Gard Lozère a pris le parti d’en faire « assez mais pas trop », d’une part pour parler au plus grand nombre, et d’autre part en raison de la difficulté à mobiliser tous les candidats (obligation ARCOM) pour un temps de parole à l’antenne très court. Objectif Gard rappelle la multiplicité des listes dans de nombreuses communes gardoises, ce qui implique pour toutes les rédactions un énorme travail d’organisation et de nombreux déplacements.
Après les premières questions posées par Estelle Henry et Didier Vachon, présidente et vice-président du Club, le micro a circulé pour continuer les échanges : éthique, crédibilité des journalistes, impact des sondages réalisés par des médias, avenir du métier de journaliste ou encore intensification de la communication des candidats via les réseaux sociaux – autant de thèmes abordés, illustrés d’exemples concrets et débattus.
Tous nos remerciements à l’association Les ami.e.s. du Prolé et sa présidente Florence Thiébaut pour leur accueil.
Liens vers les médias:
* ARCOM : Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique