Date

28 Juin 2022
Expiré!

28 juin : atelier sur le traitement médiatique du suicide et com de crise

JOURNALISTES

Le suicide constitue un problème majeur de santé publique qui mérite toute notre attention (près de 10000 personnes meurent par suicide chaque année en France et environ 220 000 font une tentative de suicide).
Sa prévention est loin d’être aisée. Tout comme son traitement médiatique.
S’agissant d’un sujet aussi sensible parce que touchant à l’intime, les journalistes se disent souvent démunis quant à la façon d’appréhender le sujet. Or, en tant que sujet interrogeant le corps social, il est régulièrement susceptible de faire la Une des médias.
Toutefois, l’actualité en matière de recherche scientifique met en évidence que, dans certaines circonstances, les mots pour décrire le suicide peuvent s’avérer délétères. C’est l’effet Werther selon lequel la diffusion médiatique d’un suicide peut être à l’origine d’un phénomène d’imitation (autrement appelé «contagion») chez des personnes vulnérables.
À l’inverse, l’information, lorsqu’elle répond à certaines caractéristiques, pourrait contribuer à prévenir les conduites suicidaires. Cet effet protecteur est connu sous le nom de Papageno.
Le traitement médiatique du suicide requiert donc quelques précautions que l’Organisation mondiale de la santé a synthétisé sous forme de recommandations. Nous avons invité l’équipe du programme Papageno pour en échanger avec vous. Leur mission est de sensibiliser les journalistes sur le sujet délicat du suicide et ce, sans entraver notre indépendance.

COMMUNICANTS

On attire votre attention sur un phénomène trois plus meurtrier en France que les décès par accidents de la route : le suicide. En tant que communiquant, vous serez peut-être confronté à cette problématique.
En cas de suicide dans un lycée, un hôpital ou une entreprise, on s’empresse généralement d’éluder l’événement pour en circonscrire l’impact. Les spécialistes internationaux de la prévention sont aujourd’hui formels : passer le suicide sous silence conduit à faire paradoxalement entrave à toute possibilité de prévention, à entretenir la culpabilité, la honte, les idées reçues et la stigmatisation des personnes suicidaires qui font le lit à un phénomène d’enchaînement suicidaire.
Pourtant, traiter de ce sujet n’est pas anodin : il faut parler du suicide mais avec les bons mots. La communication de crise autour d’un suicide en institution devrait donc se penser en amont afin de réduire le risque que certains individus vulnérables s’identifient à un pair, ou à une image glorifiée ou valorisée du suicidé au point d’être tentés d’imiter son geste. Car à l’inverse, une information maîtrisée est un vecteur fort pour promouvoir l’entraide et le recours aux soins.
C’est pourquoi, nous avons invité l’équipe du programme Papageno pour échanger avec vous.
Vous êtes communicant.e : Mardi 28 juin de 11h00 à 13h00
Vous êtes journaliste : Mardi 28 juin de 8h45 à 10h45
durée : 2 heures
Lieu : dans les locaux de la rédaction d’Objectif Gard 19 avenue Feuchères à Nîmes
inscription en fin d’article obligatoire
Gratuit
image illustration issue du site https://papageno-suicide.com/