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| Commission de la carte de presse : élection à enjeux |
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| Écrit par Charlotte Bonneau -lecourant.info |
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Depuis le 27 avril, les journalistes élisent les représentants à la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (Ccijp), chargée d’attribuer les cartes de presse. Les journalistes détenteurs de la carte de presse 2009, votent pour élire leurs huit représentants. Ils siègeront à la commission de première instance pendant trois ans. Leurs rôles : attribuer ou renouveler la carte de presse. Chacune des six organisation syndicales, SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, FO-Journalistes, CFE-CGC et SJ-CFTC présentent une liste de candidats. Selon le nombre de voix, chacune d’elle obtiendra un certain nombre de siège à la Commission. La moitié des sièges de journalistes sont actuellement occupés par les élus du SNJ, puisqu’il avait obtenu, lors des dernières élections, plus de 42% des voix. Commission de première instance, commission supérieure et correspondants régionaux.La Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (Ccijp) est donc composée de la Commission de première instance (les huit représentants des journalistes -pour lesquels les journalistes votent en ce moment- et huit représentants d’employeurs), mais aussi de 38 correspondants (un journaliste et un employeur, avec leurs suppléants) dans 19 régions - à l’exception de l’Ile de France. Enfin, ceux qui se sont vus refusés leurs cartes de presse, font une « demande d’appel », auprès de la Commission supérieure, composée de trois magistrats (dont le président de la commission), d’un journaliste et d’un employeur.Trois instances pour attribuer la carte de presse, qui donne au journaliste de nombreux avantages : "affirmer son identité professionnelle auprès de ses interlocuteurs », pénétrer dans les lieux où se trouve l’information, et bénéficier plus facilement des garanties sociales attachées à son statut (13e mois, congés payés, licenciement). L’année dernière, la carte de presse est attribuée à 26 142 journalistes mensualisés, 5 559 journalistes rémunérées à la pige, 1342 demandeurs d’emploi et 545 directeur (ancien journalistes). Pour recevoir ce précieux sésame, le demandeur doit remplir des conditions très précises. Le journalisme doit être une occupation principale et régulière et qui procure l’essentiel des ressources du journaliste, soit plus de 50 %. De plus, l’activité doit être de type journalistique et l’employeur doit être une entreprise de presse ou agence de presse agrée. Les collaborations aux journaux d’entreprises ou publications d’une collectivité locale ne permettent pas d’obtenir la carte. Pigistes souvent exclusPourtant, certains dossiers sont examinés au cas par cas, d’ou l’importance des journalistes qui siègent à la commission, puisqu’ils ont le pouvoir de statuer sur les cas litigieux.En effet, la question des revenus entraîne beaucoup de rejet dans l’attribution de cartes. Le demi-Smic est désormais le revenu minimum de référence. Pour beaucoup de pigistes, qui représentent 20% des journalistes professionnels, les revenus ne sont pas suffisants ou ne proviennent pas majoritairement du travail en presse. Ils sont effectivement obligés de travailler ailleurs pour vivre. Pour le SNJ, leur refuser la carte, c’est « souvent les enfoncer encore plus dans la précarité ». Conditions liées à l’activité : comment s’adapter aux nouveaux médias ?Aucune fonction de communication, d’attaché de presse ou de relations publiques (décret Peyrefitte 1964). Le candidat ne doit pas être fonctionnaire ou agent public contractuel, mais peut avoir une autre activité complémentaire non journalistique.La priorité donnée à l’information sur le divertissement, le commerce, la communication, est donc un critère essentiel. L’attribution de la carte aux journalistes des « gratuits » d’information est désormais acceptée. De même, la carte peut être attribuée aux journalistes travaillant pour des sites Internet ou des sociétés de production audiovisuelle non reconnues. Critères ? Bénéficier de la Convention collective des journalistes et avoir une mission d’information à l’égard du public. La commission devra donc réexaminer ces critères, pour mieux prendre en compte les médias électroniques. mardi 12 mai 2009, par Charlotte Bonneau http://www.lecourant.info/spip.php?article2269 |





