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| 27-04-2009 CCIJP Vote à la commission de la carte |
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| Écrit par Communiqué SNJ CGT |
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A partir du 27 avril, les journalistes sont appelés à voter pour leurs représentants à la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. Dans le contexte actuel, le scrutin dépasse largement les seuls enjeux de la composition de cette commission. En votant SNJ-CGT, les journalistes exprimeront leur volonté de renforcer le rôle de toute la profession dans les rédactions et de marquer leur opposition aux politiques patronales dictées par les quelques grands groupes qui se partagent le "marché". Renforcer le vote SNJ-CGT et mandater à la CCIJP des élus SNJ-CGT sera un signal fort à l’adresse des éditeurs, du président de la République et du gouvernement dans la lutte sans corporatisme pour la défense de la profession et le pluralisme de l’information. Dans un contexte de crise économique et sociale sans précédent, la presse et la profession se trouvent aujourd’hui en grand danger. Ainsi, la commission Copé pour l’audiovisuel a décidé, avec l’appui de la majorité parlementaire, d’asphyxier l’audiovisuel public et de le reprendre politiquement en main. Des états généraux de la presse écrite en passant par le démantèlement de l’AFP, la même volonté se dégage : casser notre statut d’auteur salarié avec ses droits inhérents, faire de la presse et des journalistes des relais de communication des politiques libérales et des grands groupes économiques. Gouvernement et éditeurs se retrouvant dans une stratégie de marchandisation de l’information et de mise au pas des journalistes. Comme l’avait annoncé le SNJ-CGT, aucune des préconisations du Livre vert des états généraux n’est susceptible de combler le fossé qui s’est creusé entre la profession et les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. La campagne sur le référendum européen en avait été une illustration. Va-t-on répéter l’opération lors des élections européennes au mépris de l’opinion publique ? Qu’est-il sorti des états généraux ? Rien pour défendre le pluralisme, rien pour assurer la protection des sources, rien pour pérenniser les droits d’auteur, rien pour améliorer le niveau des formations, rien pour lutter contre la précarité, rien pour octroyer des salaires décents à des journalistes pigistes qui gagnent à peine le SMIC. Le refus de reconnaître les entités rédactionnelles a été réitéré. |





